02.05.2006
Nos Facs sont libres mais la facture reste à régler et les casseurs se baladent en toute impunité
Quelle belle leçon de morale que nous ont offert la gauche et les différents mouvements syndicaux définitivement irresponsables en matière de gestion d'Etat, peut-etre devrions-nous adresser la facture des dégradations à l'UNEF, ce serait un minimum... décidément, nous vivons vraiment dans un pays privilégié où l'on peut s'adonner à la destruction du bien d'autrui en toute impunité.
Quelques déceptions sont à noter, que Dominique de Villepin ait réculé face à l'appel de la rue en retirant le CPE qui était une mesure minimum, que Nicolas Sarkozy n'ait pas voulu engager l'UMP dans un soutien fort et massif à un an de la présidentielle, ce qui aurait été plus profitable pour sa campagne de "rupture" plutot que de camper dans de fragiles positions electoralistes.
La France est devant nous, et ne nous leurrons pas, le retrait du CPE n'est pas le retrait de la précarité, elle s'en sort meme renforcée. Alors merci messieurs les grevistes et casseurs, d'avoir empeché les étudiants de travailler et de n'avoir proposé aucune solution. Nous saurons nous en souvenir lors des votes de l'année prochaine
Vive la République
Vive la France
et Vive les Universités libérées
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10.04.2006
La montagne du 6 avril
Dans la Montagne Cantal, Pierre Jarlier sénateur maire de St Flour, repositionne bien le debat relatif au CPE. Il rappelle notamment que la loi sur l'égalité des chances, qui est un grand chantier de la campagne 2002, s'adresse également aux jeunes des quartiers défavorisés, qui souvent ne comprennent pas l'ampleur de la mobilisation anti-CPE, alors que pour eux un CPE c'est un contrat qui casse la logique de la galère dans laquelle ils sont.
Enfin bien au dela d'un simple type de contrat, c'est la place du jeune qui est en cause! Cette place que les ainés ne semblent pas parvenir à lui faire. Plutot que de lui dicter systématiquement la voie qu'il doit emprunter, il serait nécessaire de l'associer davantage aux grandes décisions qui rythment sa vie (contenur des enseingements universitaires, synergie enseignement supérieur - embauche, logements, aides, prestations, reconnaissance des acquis extra-universtaires par le biais du benevolat ou du volontariat...)
La tache est immense.
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30.03.2006
Gilles de Robien, Hérault de la République
illes de Robien a donné une "consigne orale" aux recteurs d'académie pour que tous les lycées bloqués par le mouvement anti-CPE soient "rouverts" jeudi, a annoncé, mercredi 29 mars, le ministère de l'éducation, précisant que ces réouvertures devaient se faire "en fonction des situations locales" et non forcément en ayant recours aux forces de l'ordre. "Les recteurs avec les proviseurs verront comment ils peuvent faire pour rouvrir les établissements", a précisé le ministère. "Demain, il faut que les lycéens rentrent vraiment dans leur lycée, parce que sinon ils vont gâcher une partie de leur avenir, ils vont gâcher leur année scolaire", avait déclaré le matin même le ministre sur Europe 1.
Le rectorat de Lille a retranscrit cette consigne orale dans une lettre adressée à tous les chefs d'établissement de l'académie. Dans cette lettre, dont les agences ont obtenu copie, ce rectorat explique que "le cabinet du ministre de l'éducation nationale demande à tous les proviseurs qui ont fermé leurs établissements de les rouvrir pour le jeudi 30 mars au matin et de le faire savoir" et"demande également aux chefs des établissements qui sont touchés par des blocages de prendre toute disposition utile pour que soit mis un terme à ces blocages" jeudi matin. La lettre invite les chefs d'établissement à "saisir directement les autorités de police et de gendarmerie pour obtenir les concours nécessaires à la levée des blocages".
"APPEL IRRESPONSABLE À LA POLICE", SELON LE SNES-FSU
Le principal syndicat de proviseurs, le SNPDEN, affilié à l'UNSA, a confirmé l'existence de ces consignes orales sur le plan national. Le secrétaire général de ce syndicat, Philippe Guittet, a estimé qu'il s'agissait d'"une maladresse importante", car "la solution n'est pas dans l'ordre public, elle est politique". "Il vaut mieux que les évacuations se fassent en concertation, par le dialogue entre les équipes pédagogiques et les élèves", a estimé M. Guittet, qui s'est maintes fois prononcé pour la suspension du CPE.
"La fermeture des établissements, lorsqu'elle a été décidée par le chef d'établissement pour assurer la sécurité des personnes et des biens, est évidemment une mesure temporaire pour éviter toute intrusion ou occupation, a par ailleurs rappelé le SNPDEN dans un communiqué, précisant que "lorsque ces hypothèques sont levées, nous décidons bien sûr de rouvrir nos lycées".
Le SNES-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a dénoncé un "appel irresponsable à la police". "Les personnels d'enseignement et d'éducation ne resteront pas sans réaction face à de telles provocations", indique son communiqué, les appelant à se tenir "auprès des lycéens, en recourant si nécessaire à la grève". "C'est une attitude irresponsable, ce type de décision peut aboutir à des incidents, ces jeunes, ce sont nos enfants, nos élèves, on ne peut pas les traiter comme ça", a de son côté prévenu Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'éducation.
Quant à la FCPE (parents d'élèves), traitant Gilles de Robien de "pompier pyromane", elle s'est interrogée : "Le ministre veut-il pousser les jeunes dans leurs derniers retranchements, pour pouvoir alors dénoncer les débordements qui risquent fort de s'ensuivre ?" L'Union nationale lycéenne (UNL) a, elle, déploré "la répression, encore et toujours, comme seule réponse aux jeunes", et a invité les lycéens à "poursuivre le combat (...) tant qu'il le faudra".
119 lycées étaient fermés mercredi et 301 autres perturbés (soit 9,6 % du total), selon le ministère de l'éducation nationale, contre 318 et 1 054 la veille. Entrés plus tard que les étudiants dans la contestation contre le contrat première embauche, les lycéens ont défilé nombreux mardi, lors de la quatrième journée nationale de mobilisation.
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